Le 8 janvier 2018 – Eric nous parle de son métier d’opérateur d’usinage.

Eric est arrivé en 2015 chez MECAFI, il est opérateur d’usinage expérimenté (dit « de niveau 2 »).

Eric sur la machine à commandes numériques

Eric sur la machine à commandes numériques

Comment êtes-vous devenu opérateur d’usinage ?

Après avoir travaillé 26 ans chez Federal Mogul dans le secteur automobile, j’ai été licencié suite à un plan social. Je me suis tourné vers MECAFI qui recrutait beaucoup à ce moment-là et j’ai intégré l’entreprise sur un poste d’opérateur d’usinage débutant.

Vous avez évolué rapidement sur le niveau expérimenté ?

J’ai retrouvé de l’assurance dans ce métier grâce à des formateurs très consciencieux et je suis devenu très vite autonome sur les machines et les pièces à produire. On m’a proposé de passer sur un poste de niveau 2 qui correspond à un niveau expérimenté et de travailler sur le secteur titane au bout de quelques mois, une réelle satisfaction pour moi.

Au final, c’est la machine qui travaille ?

Aujourd’hui le travail d’un opérateur d’usinage est trop souvent résumé à appuyer sur un bouton mais ce n’est pas que ça. Un opérateur a en moyenne 3 machines à superviser et jusqu’à une vingtaine d’outils par machine à gérer. Nous avons un programme de production à suivre qui nous indique les temps de cycles et les durées de vie des outils. Nous les changeons lorsque c’est nécessaire et nous contrôlons les pièces usinées. C’est un métier où l’on doit être rigoureux et très attentif. Lorsque l’on est sur un poste de niveau 2, nous sommes davantage autonomes pour changer les outils, et pour réagir en cas de problèmes. Nous avons une meilleure connaissance des machines, et des outils.

Vous avez des liens avec les autres équipes de l’entreprise ?

J’ai participé à l’analyse des outillages dans le cadre d’un lancement de production avec les équipes Méthodes et Projets. C’était très intéressant. On a pu trouver ensemble les bonnes variables pour gagner du « temps de vie » pour les outillages. Le titane est une matière très dure, il met les outillages à rude épreuve pendant l’usinage.

Je le résume un peu comme ça : c’est comme un pilote de course. C’est le pilote qui conduit la voiture qui peut dire aux équipes de techniciens ce qu’il ressent dans les virages, ce qu’il entend dans le moteur…

Vous êtes l’homme qui murmure à l’oreille des machines ?

Au contraire, c’est plutôt elles qui murmurent à mon oreille. Ce qui me plaît dans mon métier, c’est d’écouter la machine, de savoir juste en écoutant si l’outil qui usine est en « bonne santé » ou pas. Et c’est ce que j’essaie de transmettre quand je forme des nouveaux arrivants : écouter les machines, reconnaître aux sons de l’outil s’il y a un problème ou si tout se déroule normalement.

Si l’on ne retient que 3 mots pour définir le métier d’opérateur d’usinage ?

Je dirais rigueur, précision et évolution.

Il y a toujours une période d’adaptation, une phase d’apprentissage dans tous les métiers, il faut s’avoir s’accrocher et montrer que l’on est motivé et capable. Quand on est intéressé et attentif, on peut monter en compétences rapidement, former les nouveaux, participer à de nouveaux projets. C’est ce qui fait que rien n’est routinier.