Le 10 novembre 2017 – Guillaume nous raconte son métier de ressueur

Comment êtes-vous devenu ressueur ?

Un peu par hasard je dois l’avouer mais j’ai découvert un métier qui me passionne. En sortant de ma formation en réseaux et télécommunications et d’une alternance chez Valeo, je n’ai pas trouvé de poste en lien avec mes compétences. J’ai intégré MECAFI d’abord sur la partie dégraissage sur le site Idéa pendant 3 mois. J’y ai découvert le secteur de l’aéronautique, l’entreprise, les métiers techniques grâce à mes collègues et je me suis très vite intéressé au ressuage. En octobre 2016, j’ai intégré l’équipe de ressueurs pour une formation de 3 mois avant de passer ma certification COSAC de niveau 1 en janvier dernier.

Le ressuage, c’est la lampe à ultraviolet c’est ça ?

Pas uniquement. Le ressuage c’est un cycle technique complet qui nous permet au final de contrôler les pièces sous rayons ultraviolets. Avant de pouvoir faire cette action, il n’y a pas moins de 7 actions : dégraissage, application du pénétrant (produit qui pénètre dans les potentiels défauts), contrôle du pénétrant, rinçage, contrôle du rinçage, séchage, application du révélateur (produit qui «accroche» le pénétrant et qui le fait ressortir à la lumière ultraviolette). Ensuite seulement, on peut contrôler ce que l’on appelle les « indications » dévoilées par le révélateur. Si un défaut est repéré, on vérifie la conformité et s’il n’est pas conforme au cahier des charges du client concerné, la pièce part en commission litiges.

le ressuage par GuillaumeUne étape du ressuage : le contrôle aux ultraviolets

Une pièce qui est un peu spécifique à ressuer ?

Je pense tout de suite au couvercle LEAP parce que nous passons des volumes importants et on a peu de défauts. On pourrait croire que c’est plus «facile» mais c’est tout le contraire. On doit être encore plus minutieux dans notre contrôle.

Votre principale motivation dans votre métier aujourd’hui ?

Au ressuage chez MECAFI, nous travaillons sur une chaîne automatisée, on peut voir jusqu’à 5 à 6 pièces différentes dans une journée de travail selon les volumes des OF*. Les cycles se répètent mais on ne contrôle pas les mêmes pièces, on ne s’ennuie jamais. Nous avons une responsabilité importante en étant garants de la conformité des pièces, d’autant plus dans le secteur de l’aéronautique, c’est valorisant.

*OF : ordres de fabrication

Pour finir, un résumé du métier de ressueur en 3 mots ?

Pas simple de répondre à cette question, mais je dirais :

  • Confiance parce que l’on doit être sûr de soi pour statuer sur les pièces ;
  • Autonomie car on a tout un cycle à respecter, des contrôles périodiques sur les machines et les produits, de la maintenance ;
  • Rigueur car le secteur de l’aéronautique est très strict et les échelles de conformité sont très restreintes, on n’a pas le droit à l’erreur.

Question bonus : Vous diriez quoi à quelqu’un qui souhaite se diriger vers ce métier ?

L’aéronautique, c’est impressionnant au départ. Il y a un enjeu important mais il ne faut pas avoir peur de se lancer, d’apprendre et se former. Je n’ai pas de formation initiale sur le métier et pourtant j’ai su m’intéresser et être rigoureux pour obtenir mon COSAC niveau 1. Avec de la motivation, le métier est tout à fait accessible !