Le 3 mai 2018 – Antoine nous parle de son métier de monteur aéronautique.

Antoine est arrivé en juillet 2016 chez MECAFI, il est monteur aéronautique sur le site Idéa.

Antoine, monteur aéronautique

Antoine, monteur aéronautique chez MECAFI

Comment êtes-vous devenu monteur aéronautique ?
J’ai entamé mon parcours professionnel avec un bagage en électrotechnique, j’ai été électricien pendant 10 ans. Lorsque j’ai souhaité me réorienter, l’intérim a décelé chez moi un profil aéronautique car je suis minutieux et amateur de modélisme depuis 2005. J’ai intégré Mécafi directement sur le poste de monteur en 2016.

Le montage, c’est un métier assez spécifique ?
La particularité de notre métier, c’est que nous sommes le dernier maillon de la chaîne. Une fois que la pièce est usinée, retouchée, passée au traitement de surface, la dernière étape, c’est le montage. Lorsque l’on termine une pièce, elle est directement vendue au client.

C’est un stress ?
Peut-être pas un stress ou alors il est positif. C’est gratifiant de se dire que la pièce que l’on finalise est ensuite montée directement sur un moteur.

Comment s’est passée votre intégration sur le poste de monteur alors que vous n’aviez ni expérience ni formation de base ?
J’ai été formé en interne. C’est important de pouvoir apprendre aux côtés de personnes expérimentées qui maîtrisent totalement le métier. J’ai su leur montrer que j’étais investi dans ma mission. Je me suis intéressé aux pièces pour mieux comprendre à quoi servent les composants que je monte. Je suis quelqu’un de concentré et de sérieux dans mon travail, je leur ai montré qu’ils pouvaient me faire confiance.

Combien de temps peut prendre le montage de composants sur une pièce ?
Les temps de montage sont très différents en fonction des pièces concernées. Pour prendre des exemples, sur des très grandes pièces, la partie montage des composants peut prendre jusqu’à 5 à 6 heures. Mais sur un mécanisme M88, le montage se fait en 1h30.

C’est une pièce un peu spéciale le mécanisme du M88 ?
Le M88 c’est le réacteur du Rafale, et le mécanisme est entièrement en titane. C’est un sous-ensemble que l’on envoie fini, c’est-à-dire qu’il est monté tel quel sur le moteur. Pour moi, c’est la pièce la plus intéressante à monter. D’une part parce que c’est une pièce mobile donc on voit le mécanisme bouger, on l’imagine évoluer dans le moteur. D’autre part, parce que c’est une matière noble pour un avion renommé. C’est valorisant de travailler sur des pièces aussi spécifiques.

Que faut-il pour devenir monteur aéronautique ?
Il faut avoir une bonne capacité de concentration, être organisé et savoir s’approprier la technique. Les gens imaginent souvent que travailler en industrie, c’est un travail répétitif, à la chaîne mais chez MECAFI, nous travaillons sur de nombreuses références. C’est diversifié, c’est ce qui nous permet de monter en compétence.

Un mot pour les personnes qui hésitent à s’orienter vers l’industrie aéronautique ?
L’aéronautique est un secteur passionant. Nous travaillons aussi bien pour le civil que pour le militaire, les pièces qui croisent notre chemin sont très sensibles et fragiles. J’aime souvent les comparer à des bijoux, auxquels nous devons apporter le plus grand soin dans les manipulations, les déplacements, l’ajout des composants.

Si l’on ne retient que 3 mots pour définir le métier de monteur aéronautique, lesquels choisiriez-vous ?
Je dirais de mon métier qu’il est intéressant, diversifié et captivant. Je ne viens jamais au travail à reculons !